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la Cappella di Farettaz

Cappella di FarettazAffacciata sulla balconata naturale che domina il fondovalle, la cappella di Farettaz è stata probabilmente costruita nel 1616, come riporta l’Etatdes chapelles rurales redatto dal parroco Nicco nel 1799. Il Patrono è San Lorenzo, la cui ricorrenza cade il 10 agosto, anche se nel testamento di Vercellin André datato 1768 si legge: “Il a legué à la chapelle erigée sous le titre de Saint Grat en l’hameau de la Faretta la somme de cinq livres”. Non sappiamo dunque se anticamente la cappella fosse dedicata davvero a San Grato, ma ci sembra strano che nell’archivio parrocchiale non sia conservato alcun documento che faccia riferimento al cambio di patrono. Potrebbe forse trattarsi di un errore del notaio che firmò l’atto o, più verosimilmente, il documento della nuova intitolazione è andato perduto.
Ciò che invece è noto è che una parte dei procureurs della Farettaz celebra la festa di San Lorenzo il 14 febbraio, invece che il 10 agosto, almeno dalla metà degli anni ‘20. Infatti un decreto episcopale dell’11 marzo 1926 concedeva agli abitanti del villaggio di suonare le campane il giorno di San Lorenzo “lorsque le groupe, qui veut faire le patron en été, le désire”. Questo ci induce a pensare che la maggioranza delle famiglie celebrasse la festa in inverno.Ancora una volta la motivazione di ciò sta forse nella difficoltà di festeggiare degnamente il santo patrono in un momento dell’anno (l’estate appunto) in cui molti degli abitanti del villaggio erano all’estero per lavoro.
Secondo lo stato delle anime del 1799 il giorno del patrono, nella cappella, bisognava celebrare “les laudes, l’asperges, la messe, les vepres, le libera me et le Rd. S. Curé perçoit L. 2:10:0 compris le diner, comme il conste par Consitution de Cens du 18 janvier 1773”. Molte inoltre erano le messe di legato officiate alla Farettaz.
Nel 1877 gli abitanti del villaggio sottoscrivono una convenzione con il pittore Antonio Sogno di Camandona (che alcuni anni prima si era occupato della cappella di Chuchal) il quale, per la somma di cento lire, si impegna a restaurare l’interno e l’esterno dell’edificio sacro. Le numerose e dettagliate disposizioni dei procureurs di Farettaz prevedevano innanzitutto il rifacimento delle pitture della volta del coro, raffiguranti San Lorenzo, Sant’Antonio e San Giovanni Battista, e l’esecuzione di quattro nuovi pannelli triangolari sulla volta della cappella. In essi dovevano essere rappresentati “Saint Laurent sur le gril et (…) Saint Laurent distribuant les aumones, (…) Saint André et Saint Barthélémy.”. Di fronte alla finestra posta sulla tribuna il pittore Sogno “mettra Sainte Barbe debout ayant un vase de fleurs par côté. Sur la façade de la chapelle il fera le père éternel au dessus de la fenêtre ronde ayant un ange par côté. (…) Il fera en grandeur naturelle d’un côté et de l’autre de la porte Saint Grat et Saint Pierre sur un fond bleu avec corniche en peinture”. Nella convenzione si legge inoltre che “tous les matériaux sont à la charge du peintre à l’exception de la chaux, du sable et de l’huile, qui seront fournis par les habitants de la Farettaz, soit les procureurs de la chapelle, ainsi que le logement et les ustensiles à fournir au peintre”. L’intervento completo di restauro doveva essere realizzato in 57 giorni!
Il 9 maggio 1889 “dans le poile de Jérôme marquis, au village de la Farettaz” si redige il primo regolamento “pour le service des procureurs”. In esso si legge che: “tous les parts-ayant sont obligés de remplir à leur tour les fonctions de procureur de la chapelle. On n’admettra aucune exception, ni pour fille ni pour veuve ni pour autres ; chaque famille doit faire son service”. L’articolo quattro recita inoltre : “Celui qui refuse de souscrire le présent règlement ou bien de servir à son tour de procureur, payera une amende de livres 9 à la chapelle s’il veut en faire sonner les cloches chaque fois qu’il mourra quelqu’un de sa maison”.
In un secondo regolamento, siglato il 4 gennaio 1927, in presenza del parroco Felice Henriod, gli abitanti di Farettaz “poussés par l’intérêt et le zèle qui les anime envers leur chapelle dédiée au glorieux St Laurent” stabiliscono una serie di norme che appaiono particolarmente interessanti. Riportiamo qui di seguito gli articoli più significativi di tale regolamento :
“Article 1. Toutes les familles (…) sont tenues de faire chaque année l’offrande du pain à la Chapelle, et de servir de procureur à tour de rôle, par lettre alphabétique. Lorsque se trouvent plusieurs familles du même nom de maison on commence par le plus vieux chef de famille et on descend jusqu’au plus jeune. Les veuves représentent le chef de famille. Si elles n’ont pas d’enfants, elles seront considérées par leur nom de fille. Restent exemptés de ces deux obligations, sans perdre aucun droit, les familles déclarées pauvres par la majorité du village.
Article 2. Les familles qui se refuseront par caprice ou impiété de faire à la Chapelle l’offrande annuelle du pain ou de servir de procureur à leu tour, seront rayées des part-ayants à la chapelle et perdront le droit aux cloches en cas de décès. On les considérera comme des étrangers pour lesquels on sonne simplement les cloches au passage du cadavre dans le village, sans sonner le trépas, ni autre (…).
Article 3. Le procureur est chargé de la propreté de la Chapelle, d’en tenir les clefs, de pourvoir les chantres pour la fête patronale, de donner déjeuner au prêtre qui vient célébrer une messe de legs, d’orner l’autel, de faire la cueillette des offrandes et du pain. Il est aussi chargé de la surveillance des cloches pour qu’il n’y ait pas d’abus dans leur usage : elles doivent se sonner selon l’usage, aux principales fêtes de l’année, le jour de la fête patronale, dans un décès, au passage du St Viatique, au commencement de l’école (…). Les deux clefs de la crédence où sont conservés les papiers de conséquence, seront tenues une par le procureur de l’année, l’autre par le procureur qui succèdera l’année suivante.
Article 4. L’argent qui reste en fonds chaque année après avoir fait, en assemblée générale du village, le comptes des entrées et des sorties, sera déposé sur le livret postal d’épargne ou dans des titres de rente de l’Etat, ou encore prêté à l’intérêt du 5 % aux part-ayants de la chapelle qui le demandent”.
La solidarietà comunitaria di hameau si concretizza dunque anche in una sorta di “istituto di credito” ad uso degli stessi procureurs, a conferma dell’importanza della cappella come principale elemento aggregante per gli abitanti del villaggio.